« Paris, me voilà »

« Paris, me voilà »
Car ce seront probablement ces quelques jours, qui me délivreront d'une vie imposée. Une bouffée d'oxygène, que je mérite, après des années de souffrance, et une putain de période d'examens. Dieu que voyager est BON. J'aime ces heures de TGV, où le paysage file, vite vite vite...sous mes yeux, pendant mon temps précieux. Sud, je reviens bientôt, je ne m'absente que l'espace d'un court instant. Malheureusement pour ton soleil, tes cigales et toi, tu verras mon retour, comme un fléau, une malédiction, ou la peste qui revient au galop. Je touche ENFIN à ce que le commun des mortels appelle HOLIDAYS. Je me surprend encore à désirer l'Irlande. Heaven. & je trouve Jason Dohring magistralement orgasmisque dans la série Moonlight.

Edit: Je suis revenue de la capitale, en piteux état moral. C'était horrible, affreux. Cette soirée. Je pars de Marseille où se tenait la Gay-pride le jour même, et je me retrouve à Paris, entourée d'une dizaine d'homos. J'ai cru m'être trompée de ligne TGV. mais ils étaient cool, et je les gratifient d'avoir été à mes côtés. J'ai aussi eu 18 ans et réussi mes épreuves anticipées du Bac. Vingt points d'avance. Waaah, c'est un soulagement je dois dire. L'an prochain Terminale Littéraire. Mais avant cela, Corse me voilà.
Picture: Paolo Nutini.

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 17:41

Modifié le samedi 11 juillet 2009 13:02

Les routes sont sinueuses. Et les lumières son aveuglantes.

Les routes sont sinueuses. Et les lumières son aveuglantes.
« Si l'amour avait suffit, tu serais toujours là, avec moi.»

Mais où sont donc ces nuages ? Je veux qu'ils cachent ce soleil. Qu'ils arrêtent toute cette lumière aveuglante, qui m'éclaire et me montre au grand jour. Me cacher derrière mes épais rideaux ne changent rien. Je suis toujours visible. Même cloîtrée, et à l'abris de tous les regards, je me sens observée. Comme si une paire d'yeux voyait à travers mon corps limpide. Mais où est donc la pluie ? Qu'elle puisse me laver de tous mes pêchés. Avec ses milliers de gouttes qui m'assallissent et me font l'effet d'une douche froide. Mais j'aime cela. Toutes ces couleurs ternes, qui amènent quiètude et tristesse à l'atmosphère. Car je m'y refléte. Je m'y repose. C'est par ce temps, que je passe inaperçue dans la rue. Je me confond dans le paysage. Mes larmes se mélangent aux gouttes de pluie. Les pas mal assurés, je trébuche sur les pavés glissants.

Picture: Robert Pattinson.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 09:41

Modifié le dimanche 28 juin 2009 09:56

Car même si je suis satan, et une belle ordure; je suis quand même la femme de ta vie.

Car même si je suis satan, et une belle ordure; je suis quand même la femme de ta vie.
Pourquoi suis je nostalgique à son propos, en ce moment ? Que m'arrive t-il ? J'ai plus que tiré un trait sur cette histoire. Et pourtant, ces temps ci, je divague. Mon esprit ressasse certains souvenirs. Non loin de là le fait qu'ils me fassent mal. Au contraire, ils me font sourire. Je les revis. Et c'est là qu'est le problème. Différencier le réel de mes pensées. Je sais pourtant en quoi m'en tenir ! Mais. Pouah. Comment puis je m'en détacher réellement. Car j'ai beau dire, il exerce encore une emprise sur moi. Ce qui est fort regrettable, n'est ce pas. Car malgré l'absence, la maltraitance psychologique. La cicatrice s'est peu à peu dissipée, car beaucoup moins visible à la surface. Mais elle est et sera je pense, probablement toujours présente. Comme indélébile. Parce que je suis restée sur ma faim, mes questions sans réponses, et nos paris sans gages. Tout est ancré en moi, comme si c'était hier. Que je le rencontrais, que le voyais, que je lui parlais, que je le touchais. Et que son odeur ennivrante m'appaisais. Possédée par une sorte de quiétude. Cette ivresse me manque. Savoir que je pouvais être soutenue, cajôlée, secourue, écoutée. Me sentir en sécurité dans son étreinte, si tendre. Relaxante. Je reveux ça. Si je devais faire un voeux pour mon anniversaire ce serait cela. Si je devais demander au Père Noël quoique ce soit. Ce serait Lui. A quoi bon courir après cet amour, lorsqu'on sait que l'on ne l'attrapera plus jamais ? ..Je veux être défoncée. Et amnésique..

Picture: Gaspard Ulliel.
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# Posté le mercredi 24 juin 2009 18:19

Modifié le dimanche 28 juin 2009 08:49

C'est orgasmique.

C'est orgasmique.
W E E K - E N D + W A R S

Je pourrais avoir tellement plus, tellement mieux. Je pourrais changer mon univers si je le souhaitais vraiment. Mais que serait ma vie sans la souffrance. Le propre même du néant. Car le monotone m'ennuie. Je me dois de prendre des pavés en pleine gueule. De me ramasser comme une merde. De manger la poussière. Car je sais que j'ai besoin de cela pour aller de l'avant. Pour me booster, m'obliger à concrétiser toute chose. Je sais que toujours! Je me reléverai. Le menton toujours plus haut, la tête toujours plus remplie. Et malgré les equimoses qui meurtriront mon corps dans sa totalité, je marcherai, je courai encore et toujours plus vite. Because I'm a warrior. Du dimanche, certes. Mais une warrior quand même. J'ajouterai peaceful.

Picture : Andrew Vanwyngarden.

# Posté le mardi 23 juin 2009 16:49

Modifié le mercredi 24 juin 2009 18:38

C'est de la dynamite.

C'est de la dynamite.
Je suis comme obsidienne. A la fois vitreuse, anéantie, translucide. Mais aussi; volcanique. Enflammée par une ardente colère. Je vais finir par avoir un ulsaire avant ma majorité. Sauvage depuis quelques mois, pour faute d'avoir fréquenté un sobre crétin. S'ajoute à cela le stress causé par ce fucking Bac que de toute évidence je n'aurais pas. A force de démolitions successives à mon égard, je ne me rend plus compte de rien, je n'ai plus aucune notion de gravité. Les choses n'ont plus de valeur réelle à mes yeux. Je suis un pathétique pantin qui marche sur le fil du hasard. J'ai beau saisir quelques rayons de soleil dans mon existance - véritable challenge - je ne profite de rien, je ne connais rien. Certes je suis jeune, mais je n'ai pas fait grand chose de ma vie jusqu'ici. Je foire tout ce que j'entreprend. La seule discipline dans laquelle j'excellais fût l'équitation. Autrefois une passion, désormais un souvenir. Enterrée, avec Givenchy. A force d'affronter les déceptions, je me suis épuisée. Je suis un chagrin à moi seule, un cas social peut-être. Une piche sans envergure. Qui plus est; une dépressive chronique. L'art de l'inutile, n'est autre que ma personne. Il fût un temps où mon coeur était encore chaud. Mais comme dit le proverbe: les temps changent. Au fil du vent. Sur lequel je crache. J'ai du potentiel, j'en suis consciente. Mais uniquement car on me le fait remarquer. Le désir de l'exploiter n'est guère bien loin, mais la flemme elle, est ancrée en moi. Je me demande bien où est passée mon humeur d'antan. L'époque où j'étais l'incarnation de la quiètude. Gros point d'interrogation. J'ai du mal à m'adapter à moi-même. Est ce plus qu'un changement crucial de ma personnalité ? La quête presque achevée d'un épanouissement ? Que sais-je encore.. Dans tous les cas, parfois je ne m'étonne pas moi même. No-non. Je me fais carrément peur. Il m'arrive d'être d'une telle cruauté que je ferais pâlir un sénégalais. Je suis proie à un certain machiavélisme, quasi-contrôlable. Mais la rage est parfois si forte, et mon désir de vengeance si présent, que toute douceur et gentillesse disparaissent de mon esprit. Je deviens abominable, odieuse. Si je continu ainsi, je finirai par m'exiler en Antarctique dans un igloo, j'irai pêcher le thon, conterai les pingouins et verrai le réchauffemment climatique détruire ma banquise. Ou bien je m'en irai vendre des beignets sur la plage au Canada. Merveilleux avenir en perspective. Mais ce dont j'ai envie en ce moment même, c'est de faire du shopping à Londres, m'acheter tout plein de fringues cool, digne d'être portée par moi. Prétentieuse ? Jamais. Mais aussi de boire un somptueux irish coffee à Dublin, servit bien évidemment par le serveur de ma vie Heaven, qui m-aura sauter juste avant dans les chiottes du café. Quel pied! Mais ce ne sera certes pas grâce au chèque de 8 euros que la Marine de Toulon m'a envoyé via la poste que je me paierai toutes mes envies et mes caprices de gamine gatée et puérile. Après l'objectif sociable, vient ceux de la noblesse et du raisonnable. Je suis stupidement absurde. ·

Picture: Louis Garell.

# Posté le lundi 22 juin 2009 15:31

Modifié le lundi 22 juin 2009 16:39